lundi 16 novembre 2015

Face à une violence aveugle




Une violence aveugle qui prétend s'autoriser du Dieu d'Abraham, référence commune des juifs, des chrétiens et des musulmans !

Mais un des moments fondateurs (Genèse 22) dans les textes concernant Abraham est précisément le refus radical de voir donner la mort au nom de Dieu ! C'est tout le trajet du récit qui nous conduit du moment où Abraham croit devoir sacrifier son fils à celui où Dieu arrête son geste. Ce moment qui se trouve aussi dans le Coran a pour fin de dire que pour le Dieu d'Abraham tuer en son nom déshonore son nom. C'est un moment commun aux trois traditions issues d'Abraham, le judaïsme qui y fonde son éthique, le christianisme qui relit le récit comme préfigurant la mort injuste de l'innocent en Jésus, l'islam qui commémore ce tournant religieux par l'aïd el-kébir. En commun, le refus de voir déshonorer le nom de Dieu en s’imaginant qu'il serait assoiffé de sang humain !

Face à la violence aveugle qu'a connue Paris ce vendredi, le deuil enduré, les traumatismes subis, un croyant au Dieu d'Abraham ne peut que se joindre aux larmes des victimes et de leurs proches et condamner une telle cruauté.

RP

Archétypes et mythologies




Introduction – L'actualité nous situe à nouveau au cœur de la mythologie en sa perspective archétypale, ici en regard de la question de l'élément moteur du sacrifice – qui nous permet de percevoir la dimension proprement blasphématoire de la violence – de facto sacrificielle ! – exercée notamment au nom du Dieu d'Abraham / cf. Gn 22 ! Quelques éléments préalables pour poser la réflexion :


1. Illusion

Māyā est un terme sanskrit qui a plusieurs sens dans les religions indiennes. Māyā est le pouvoir de Dieu de créer, perpétuant l'illusion de la dualité dans l'univers [visible] ; elle est aussi la nature illusoire du monde. Pour les mystiques indiens, cette manifestation est réelle, mais c'est une réalité insaisissable. Ce serait une erreur, mais une erreur naturelle, de la considérer comme une vérité ou une réalité fondamentale. Chaque personne, chaque objet physique, du point de vue de l'éternité, n'est qu'une goutte d'eau d'un océan sans limites. Le but de l'éveil spirituel est de le comprendre, plus précisément de faire l'expérience de la fausse dichotomie, du mirage de la maya afin de la transcender, de passer son voile et de réaliser que l'Âtman c'est-à-dire le soi et l'univers, le Brahman ne font qu'un. (Extrait de Wiki)


2. Désir

Psyché est la fille d'un roi. Elle est d'une beauté si parfaite qu'elle excite la jalousie de Vénus, à laquelle on la compare. Elle a deux sœurs aînées, d'une grande beauté également, mais sur lesquelles Psyché l'emporte de loin ; toutefois, contrairement à ses sœurs, elle ne trouve pas d'époux, car les foules se contentent de venir la contempler comme une œuvre d'art et la vénérer comme une déesse. Vénus, jalouse de cette rivale et offensée par un tel sacrilège, ordonne à Cupidon de la rendre amoureuse du mortel le plus méprisable qui soit. Cependant, alors que le dieu s'apprête à remplir sa mission, il tombe lui-même amoureux de Psyché en se blessant avec l'une de ses propres flèches. [...]

Plus tard dans la nuit, son mystérieux époux (Cupidon) la rejoint, lui demandant de ne jamais chercher à connaître son identité, cachée par l'obscurité de la chambre. Toutes les nuits, il lui rend visite puis la quitte avant l'aurore. La jeune femme apprécie de plus en plus les étreintes et les mots doux qu'ils échangent alors. Rien ne manque au bonheur de Psyché, si ce n'est de connaître le visage et le nom de son amant nocturne, et de revoir sa famille. Ses deux sœurs, amenées au palais par Zéphyr, sont folles de jalousie face à tant de richesse et de bonheur. Elles cherchent à persuader Psyché que son époux n'est rien d'autre qu'un horrible monstre qui finira par la dévorer. Terrifiée à cette idée, elle profite du sommeil de son amant pour allumer une lampe à huile afin de percer le mystère. Elle découvre alors le jeune homme le plus radieux qu'elle ait jamais vu. Mais une goutte d'huile brûlante tombe sur l'épaule du dieu endormi, qui se réveille aussitôt et s'enfuit, furieux d'avoir été trahi.

[… Plus tard aura lieu] le mariage de Cupidon et Psyché. [...] Psyché donne à Cupidon une fille, nommée Volupté (Plaisir). L'amour (Cupidon) et l'âme (Psyché) sont ainsi réunis pour l'éternité. (Extrait de Wiki)


3. Mimétisme

On connaît la lecture que René Girard (cf. Le bouc émissaire, Des choses cachées depuis la fondation du monde, etc.) a faite du phénomène universel du sacrifice, et la particularité de sa reprise dans la tradition biblique : Le désir est mimétique, né d’une imitation les uns des autres dans la convoitise de ce qui est jugé désirable – ce qui en fait la source des conflits : tous désirent la même chose et cela finit invariablement en conflit. (Parlant de sacrifice, on abordera aussi la question du potlatch nord-américain. Et celle de la transposition du sacrifice – cf. Genèse 22 et le « sacrifice » d'Abraham.)

Entre temps, l’objet de la querelle initiale a été oublié, tandis que les rivalités se sont propagées. Le conflit s’est généralisé en « guerre de tous contre tous » — que Girard appelle « crise mimétique ». Comment cette crise peut-elle se résoudre, comment la paix peut-elle revenir ? Ici, les hommes ont trouvé « l'idée » d'un « bouc émissaire » (le terme fait référence à l'animal expulsé au désert chargé symboliquement des péchés du peuple selon la Bible — Lévitique 16).

C’est ainsi, précisément, qu'au au moment paroxystique de la crise de tous contre tous se produit éventuellement un « mécanisme salvateur » : le conflit généralisé se transforme en un tous contre un (ou une minorité), qui n'a d'ailleurs même pas de rapport avec le problème de départ ! Si le report sur un « bouc émissaire » ne se déclenche pas, c'est la destruction du groupe. Pourquoi « mécanisme » ? C'est que sa mise en marche ne dépend de personne mais découle du phénomène lui-même.

Plus les rivalités pour le même objet s'exaspèrent, plus les rivaux tendent à oublier ce qui en fut l'origine, plus ils sont fascinés les uns par les autres. À ce stade de fascination haineuse la sélection d’antagonistes va se faire de plus en plus instable, changeante, et il se pourra alors qu'un individu (ou une minorité) polarise alors l'appétit de violence. Que cette polarisation s'amorce, et par un effet boule de neige elle s'emballe : la communauté tout entière (unanime !) se trouve alors rassemblée contre un individu unique (ou une minorité).

Ainsi la violence à son paroxysme aura alors tendance à se focaliser sur une victime et l’unanimité à se faire contre elle. L’élimination de la victime éteint le désir de violence qui pouvait animer chacun juste avant que celle-ci ne meure. Le groupe — « nous » (cf. Esaïe 53 v. 2-6) — retrouve alors son calme via « le châtiment qui nous donne la paix » (Es 53, v. 5). Cela « nous » concerne (cf. le nombre de « nous » dans les versets 2 à 6). La victime apparaît alors comme fondement de la crise et comme auteur de la paix retrouvée — par une sorte de « plus jamais ça ».

La caractéristique de la lecture du phénomène dans la Bible est de révéler que la victime est innocente, ce qu’ignorent tous les mythes de l’humanité. C’est une différence essentielle entre Caïn et Abel et Romulus et Remus : Abel n’est pas mis en cause. On est au cœur du texte d’Ésaïe 53 : le persécuté est innocent. Où la foi des disciples du Crucifié retrouve la figure du Christ, qui n’a sans doute pas manqué de méditer lui-même la profonde leçon d’Ésaïe 53 : la violence est vaincue quand la victime ne joue pas le jeu.


RP
Traditions religieuses et spiritualités

Église protestante unie de France / Poitiers
Catéchisme pour adultes 2014-2015
Chaque 3e mardi du mois à 14 h 30
& chaque jeudi qui suit le 3e mardi à 20 h 30
2) 17 & 19 novembre – Archétypes et mythologies d'orient (Asie, Inde) et d'occident (Méditerranée), du sud (Afrique sud-saharienne et Égypte) et du nord (Europe et Amérique). Etc. (PDF)


lundi 9 novembre 2015

L'inconvénient d'être né




L'Ecclésiaste, ch. 2 (lire v. 14-26)

17 Et j’ai haï la vie, car ce qui se fait sous le soleil m’a déplu, car tout est vanité et poursuite du vent.
18 J’ai haï tout le travail que j’ai fait sous le soleil, et dont je dois laisser la jouissance à l’homme qui me succédera.

22 Que revient-il, en effet, à l’homme de tout son travail et de la préoccupation de son cœur, objet de ses fatigues sous le soleil ?
23 Tous ses jours ne sont que douleur, et son partage n’est que chagrin ; même la nuit son cœur ne repose pas. C’est encore là une vanité.


Cf. ch 4, v. 2 & 3
2 Moi, je déclare les morts qui sont déjà morts plus heureux que les vivants qui sont encore en vie,
3 mais plus que les uns et les autres celui qui n'a pas encore été et qui n'a pas vu l'œuvre mauvaise qui se fait sous le soleil.



Un classique au fond, que le constat de la douleur de l'existence, qui a régulièrement conduit à ce qui chez l'Ecclésiaste est dit en terme de haine de la vie et de déploration d'être né. Cf. ci-dessous quelques exemples, dans des textes connus, hors de la Bible ou dans la Bible. L'Ecclésiaste, faisant le même constat, et débouchant sur la même déploration, nous met face à la question du bonheur saisissable quand même, et ipso facto celle de la mesure en bien face à laquelle nous mesurons le mal de l'existence dans la douleur qui nous advient.


* * * *


Citations d'Emil Cioran
Extraits de De l'inconvénient d'être né :

Si le dégoût du monde conférait à lui seul la sainteté, je ne vois pas comment je pourrais éviter la canonisation. (Emil Cioran, De l'inconvénient d'être né, éd. Gallimard, 2006, partie II, p. 35.)

Ce n'est pas la peine de se tuer, puisqu'on se tue toujours trop tard.
Ibid., partie II, p. 43.

Toute forme de hâte, même vers le bien, traduit quelque dérangement mental.
Ibid., partie III, p. 65.



Et encore :

Avoir commis tous les crimes, hormis celui d'être père.

Je sens que je suis libre mais je sais que je ne le suis pas.

Ce que je sais à soixante, je le savais aussi bien à vingt. Quarante ans d'un long, d'un superflu travail de vérification...

Ce n'est pas la peur d'entreprendre, c'est la peur de réussir, qui explique plus d'un échec.

Le progrès est l'injustice que chaque génération commet à l'égard de celle qui l'a précédée.

L'interminable est la spécialité des indécis.

La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair.

Plus les hommes s'éloignent de Dieu, plus ils avancent dans la connaissance des religions.

Si l'on pouvait se voir avec les yeux des autres, on disparaîtrait sur-le-champ.

N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi.


* * * *


« Je pleurais quand je vins au monde,
et chaque jour me montre pourquoi. »
(Proverbe espagnol)


* * * *


De Charles Baudelaire
Les Fleurs du mal, « Bénédiction » :

Lorsque, par un décret des puissances suprêmes,
Le poète apparaît dans ce monde ennuyé,
Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié :

- "Ah ! Que n'ai-je mis bas tout un nœud de vipères,
Plutôt que de nourrir cette dérision !
Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où mon ventre a conçu mon expiation !

Puisque tu m'as choisie entre toutes les femmes
Pour être le dégoût de mon triste mari,
Et que je ne puis pas rejeter dans les flammes,
Comme un billet d'amour, ce monstre rabougri,

Je ferai rejaillir la haine qui m'accable
Sur l'instrument maudit de tes méchancetés,
Et je tordrai si bien cet arbre misérable,
Qu'il ne pourra pousser ses boutons empestés !"

Elle ravale ainsi l'écume de sa haine,
Et, ne comprenant pas les desseins éternels,
Elle-même prépare au fond de la Géhenne
Les bûchers consacrés aux crimes maternels.

Pourtant, sous la tutelle invisible d'un ange,
L'enfant déshérité s'enivre de soleil,
Et dans tout ce qu'il boit et dans tout ce qu'il mange
Retrouve l'ambroisie et le nectar vermeil.

Il joue avec le vent, cause avec le nuage,
Et s'enivre en chantant du chemin de la croix ;
Et l'esprit qui le suit dans son pèlerinage
Pleure de le voir gai comme un oiseau des bois.

Tous ceux qu'il veut aimer l'observent avec crainte,
Ou bien, s'enhardissant de sa tranquillité,
Cherchent à qui saura lui tirer une plainte,
Et font sur lui l'essai de leur férocité.

Dans le pain et le vin destinés à sa bouche
Ils mêlent de la cendre avec d'impurs crachats ;
Avec hypocrisie ils jettent ce qu'il touche,
Et s'accusent d'avoir mis leurs pieds dans ses pas.

Sa femme va criant sur les places publiques :
"Puisqu'il me trouve assez belle pour m'adorer,
Je ferai le métier des idoles antiques,
Et comme elles je veux me faire redorer ;

Et je me soûlerai de nard, d'encens, de myrrhe,
De génuflexions, de viandes et de vins,
Pour savoir si je puis dans un cœur qui m'admire
Usurper en riant les hommages divins !

Et, quand je m'ennuierai de ces farces impies,
Je poserai sur lui ma frêle et forte main ;
Et mes ongles, pareils aux ongles des harpies,
Sauront jusqu'à son cœur se frayer un chemin.

Comme un tout jeune oiseau qui tremble et qui palpite,
J'arracherai ce cœur tout rouge de son sein,
Et, pour rassasier ma bête favorite,
Je le lui jetterai par terre avec dédain !"

Vers le ciel, où son œil voit un trône splendide,
Le poète serein lève ses bras pieux,
Et les vastes éclairs de son esprit lucide
Lui dérobent l'aspect des peuples furieux :

- "Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance
Comme un divin remède à nos impuretés
Et comme la meilleure et la plus pure essence
Qui prépare les forts aux saintes voluptés !

Je sais que vous gardez une place au poète
Dans les rangs bienheureux des saintes légions,
Et que vous l'invitez à l'éternelle fête
Des trônes, des vertus, des dominations.

Je sais que la douleur est la noblesse unique
Où ne mordront jamais la terre et les enfers,
Et qu'il faut pour tresser ma couronne mystique
Imposer tous les temps et tous les univers.

Mais les bijoux perdus de l'antique Palmyre,
Les métaux inconnus, les perles de la mer,
Par votre main montés, ne pourraient pas suffire
À ce beau diadème éblouissant et clair ;

Car il ne sera fait que de pure lumière,
Puisée au foyer saint des rayons primitifs,
Et dont les yeux mortels, dans leur splendeur entière,
Ne sont que des miroirs obscurcis et plaintifs !"


* * * *


Job 3, 2-26 :
2 Job prit la parole et dit :
3 Périsse le jour où j'allais être enfanté
et la nuit qui a dit : « Un homme a été conçu ! »
4 Ce jour-là, qu'il devienne ténèbres,
que, de là-haut, Dieu ne le convoque pas,
que ne resplendisse sur lui nulle clarté ;
5 que le revendiquent la ténèbre et l'ombre de mort,
que sur lui demeure une nuée,
que le terrifient les éclipses !
6 Cette nuit-là, que l'obscurité s'en empare,
qu'elle ne se joigne pas à la ronde des jours de l'année,
qu'elle n'entre pas dans le compte des mois !
7 Oui, cette nuit-là, qu'elle soit infécondée,
que nul cri de joie ne la pénètre ;
8 que l'exècrent les maudisseurs du jour,
ceux qui sont experts à éveiller le Tortueux ;
9 que s'enténèbrent les astres de son aube,
qu'elle espère la lumière — et rien !
Qu'elle ne voie pas les pupilles de l'aurore !
10 Car elle n'a pas clos les portes du ventre où j'étais,
ce qui eût dérobé la peine à mes yeux.
11 Pourquoi ne suis-je pas mort dès le sein ?
A peine sorti du ventre, j'aurais expiré.
12 Pourquoi donc deux genoux m'ont-ils accueilli,
pourquoi avais-je deux mamelles à téter ?
13 Désormais, gisant, je serais au calme,
endormi, je jouirais alors du repos,
14 avec les rois et les conseillers de la terre,
ceux qui rebâtissent pour eux des ruines,
15 ou je serais avec les princes qui détiennent l'or,
ceux qui gorgent d'argent leurs demeures,
16 ou comme un avorton enfoui je n'existerais pas,
comme les enfants qui ne virent pas la lumière.
17 Là, les méchants ont cessé de tourmenter,
là, trouvent repos les forces épuisées.
18 Prisonniers, tous sont à l'aise,
ils n'entendent plus la voix du garde-chiourme.
19 Petit et grand, là, c'est tout un,
et l'esclave y est affranchi de son maître.
20 Pourquoi donne-t-il la lumière à celui qui peine,
et la vie aux ulcérés ?
21 Ils sont dans l'attente de la mort, et elle ne vient pas,
ils fouillent à sa recherche plus que pour des trésors.
22 Ils seraient transportés de joie,
ils seraient en liesse s'ils trouvaient un tombeau.
23 Pourquoi ce don de la vie à l'homme dont la route se dérobe ?
Et c'est lui que Dieu protégeait d'un enclos !
24 Pour pain je n'ai que mes sanglots,
ils déferlent comme l'eau, mes rugissements.
25 La terreur qui me hantait, c'est elle qui m'atteint,
et ce que je redoutais m'arrive.
26 Pour moi, ni tranquillité, ni cesse, ni repos.
C'est le tourment qui vient.


* * * *


Jérémie 20, 14-18 :
14 Maudit, le jour
où je fus enfanté !
Le jour où ma mère m'enfanta,
qu'il ne devienne pas béni !
15 Maudit, l'homme qui annonça à mon père :
« Un fils t'est né ! »
— Et il le combla de joie !
16 Que cet homme devienne pareil aux villes
que, de façon irrévocable,
le Seigneur a renversées !
Qu'il entende au matin des appels au secours
et à midi des cris de guerre !
17 Et Lui, que ne m'a-t-il fait mourir dès le sein ?
Ma mère serait devenue ma tombe,
sa grossesse n'arrivant jamais à terme.
18 Pourquoi donc suis-je sorti du sein,
pour connaître peine et affliction,
pour être, chaque jour, miné par la honte ?


RP
L'Ecclésiaste

Église protestante unie de France / Poitiers
Étude biblique 2015-2016
Chaque 3e mardi du mois à 14 h 30
& chaque jeudi qui suit le 3e mardi à 20 h 30
2. 10 & 12 novembre (ch. 2, v. 14-26) – L'inconvénient d'être né - (PDF ici)