lundi 14 septembre 2026

Aucune juridiction internationale n’a reconnu la commission d’un "génocide" ("en cours" ou pas) contre les Gazaouis



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LICRA : Parution du nouveau Droit de Vivre (DDV) : « Génocide. De la définition à la qualification »

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Présentation du numéro :

" Après le 7 octobre 2023, Israël a immédiatement été accusé de commettre un « génocide » à Gaza. Aucune juridiction internationale n’a pourtant, plus de deux ans et demi après le début de la guerre Israël/Hamas, reconnu la commission d’un tel crime contre les Gazaouis, et plus généralement contre les Palestiniens.

Le terme « génocide » a été forgé et théorisé en 1944 par le juriste Raphael Lemkin, juif polonais ayant émigré aux États-Unis en 1941. L’adoption à Paris, le 9 décembre 1948, par l’assemblée générale de l’ONU, de la « Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide », l’a fait entrer dans le lexique juridique.

Sans omettre de poser la question des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis pendant la guerre, ce numéro du Droit de Vivre, qui mobilise l’histoire, le droit, la philosophie ou encore la science politique, s’intéresse à la tournure obsessionnelle prise par l’accusation de génocide. Il s’interroge sur le succès qu’elle rencontre dans une partie de l’opinion – et notamment auprès de la jeunesse –, relayée par des intellectuels, des juristes, des institutions internationales mais également des responsables politiques.

L’accusation de génocide, qui charrie celle de « génocidaire » et de « négationniste », constitue un défi pour l’enseignement de ces questions et le rapport à la vérité. "

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vendredi 11 septembre 2026

Chana Tova !




« Dans un monde assailli par la plus atroce barbarie, la généreuse tradition des prophètes hébreux, que le christianisme, en ce qu'il eut de plus pur, reprit pour l'élargir, ne demeure-t-elle pas l'une de nos meilleures raisons de vivre, de croire et de lutter ? » (Testament de Marc Bloch, Clermont-Ferrand, le 18 mars 1941. Reproduit dans L'étrange défaite, 1946)

Éditorial de J.-D. Durand, Président de l’AJCF, septembre 2026



Boy George - We Will Dance Again
Lyrics / en français
(Merci à Boy George d'être cet homme)

--- > Cf. ICI


samedi 5 septembre 2026

Être têtu




Deux façons d’être têtu

La première, légitime et nécessaire, en un sens où j’espère être têtu : refuser obstinément d’être catégorisé et de catégoriser autrui, s’inscrire fermement dans la vocation humaine rappelée par l'Épître aux Colossiens (ch. 3, v. 3) : “votre vie est cachée avec le Christ en Dieu”, reprise et application à l’humain, fait à l'image de Dieu, de la leçon d’Exode 3 sur la révélation du nom de Dieu comme inaccessible et imprononçable : je suis inconnu à moi-même, a fortiori à autrui. D’où : “il est incroyable que la perspective d’avoir un biographe n’ait fait renoncer personne à avoir une vie” (Cioran). Persévérance dans l’être inaccessible — malgré tout : refus d’être catégorisé et de catégoriser comme fondement de toute résistance, se traduisant en refus d’être instrumentalisé.

Et puis, comme toute chose engendre sa dérive, apparaît une seconde façon, parfaitement illégitime celle-là, d’être têtu : refuser le réel, les faits avérés et advenus, leur préférer ses convictions. Ici, être têtu se fonde sur la mauvaise foi, et source la mauvaise foi dans la volonté de se sauver soi-même… Mais “qui veut sauvegarder sa vie la perdra” (Mt 16, 25).

RP


PS : Comme en écho, je lis après-coup cet article de Jean-Paul Sanfourche : « Un monde d’après qui est déjà le nôtre »…
Cf. H.-G. Wells, First and last things (Choses premières et dernières) (1908) : « tout terme logique a des contours estompés ; la logique impitoyable […] n’est qu’une forme de la bêtise, une sorte d’obstination intellectuelle. »

PS 2 : « Exister, c’est se renier. Que suis-je aujourd’hui, moi qui vis aujourd’hui, sinon le reniement de ce que j’étais hier, de celui que j’étais hier ? Exister, c’est se démentir. Rien n’est plus symptomatique de la vie que ces articles de journaux venant démentir ce que ces mêmes journaux ont dit la veille. » (Fernando Pessoa, Le Livre de l’intranquillité, Autobiographie sans événements, trad. Françoise Laye, éd. Christian Bourgois, 1999, § 392, p. 405)

PS 3 : « Des convictions profondes, seuls en ont les êtres superficiels. » (Fernando Pessoa, Chronique de la vie qui passe, 1915)
« N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi. » (Emil Cioran, De l'inconvénient d'être né, 1973)